Bulletin Magnificat n°149 – Carême 2020

Editorial / Enracinements

Nous sommes encore en hiver et, pourtant, déjà apparaissent quelques signes qui annoncent le printemps.
Mais, avant le jaillissement des tiges et des feuilles, les racines préparent, dans le silence et les profondeurs, l’heureux événement de la vie qui renaît.
En relisant ce qu’écrit Gustave Thibon sur la belle réalité de l’enracinement dans le monde végétal et humain, j’ai trouvé une petite lumière pour éclairer deux activités de notre association : l’accueil des futures Mamans et le travail en cours sur le projet associatif.

Thibon écrit « La racine et la tige d’un arbre suivent des directions opposées, et c’est pourtant la profondeur des racines qui mesure l’élan de la tige et la beauté des fleurs et la saveur des fruits. Celui qui ne prolonge rien ne prépare rien plus. Le présent, s’il n’est pas fécondé par tout le passé, n’enfante aucun avenir. »
Dans ce passé, l’auteur nous invite à préserver et faire vivre les traditions qui nous paraissent les plus conformes à la vérité humaine et sociale.
Cet enracinement dans une conception réaliste et intégrale de l’humanité est très présent dans certains textes d’André Mignot, fondateur de Magnificat. Le nom même de l’Association révèle, entre autres, une véritable anthropologie de l’embryon, « un être humain, un être unique, une personne distincte de sa mère ». « L’homme n’est pas un être comme les autres : il est capable de Dieu (…). » « Pour nous, l’homme ne peut être pris pour la mesure de l’homme. » (1984)

Les successeurs d’André Mignot se réfèrent aussi à la personne dans des textes plus récents :
« Nous nous situons au centre des préoccupations fondamentales de l’homme : la vie, l’amour, la mort. » (1994)

Cet enracinement dans une vision de la personne se traduit dans la mission d’aider, si besoin, la femme à retrouver « sa dignité de femme et à découvrir sa vocation maternelle » (1990).
Offrir les conditions d’une grossesse enracinée dans l’identité de chacune des femmes accueillies est encore un objectif de l’Association avec celui de permettre un développement harmonieux et paisible, bien que caché, de l’enfant qu’elles portent.

Donner des racines pour prendre son envol, voilà notre ambition pour les Mamans, les bébés et l’Association elle-même.
Belle montée vers Pâques à tous !

François Leménager

Vie de la Maison de Laval

Mamans…
Accompagnées dans la…
Générosité d’une équipe accueillante, accompagnées dans la…
Naissance d’un être nouveau avide de connaissances et d’attentes, mais aussi naissance d’une nouvelle vie avec l’autre, une vie renouvelée, mêlée de souvenirs…
Impérissables et d’instants…
Féconds à la fois parfaits et…
Imparfaits dans la réalité du quotidien, remplis de…
Conseils, de câlins, de rires, de doutes, de pleurs, de frictions, de désaccords, d’…
Apaisements par un…
Travail commun, une entraide et non un service, dans le respect de chaque individualité, dans la mesure de leurs possibilités.

Voilà ce que représente, pour ma part, le mot « MAGNIFICAT » : à travers chaque lettre se cache un diamant brut qui prend toute sa place et acquiert sa valeur à chaque taille. Chaque diamant représente la complexité de la nature humaine. Et, avant tout ; ce qui fait de l’Humain une Merveille de la Création.

L’oeuvre de « MAGNIFICAT » est une parure précieuse que l’on se doit de choyer avec amour ; afin qu’elle devienne ce à quoi elle aspire être un « JOYAU ROYAL » qui prenne toute « la Lumière » ; restituant sa couleur d’origine dans un jeu de scintillements « MAGNIFIQUE ». Accueillir la Vie !

C’est comme un puzzle… Par fois, les pièces manquent, il faut les fabriquer pour en créer de nouvelles. Par fois, elles s’emboîtent mal et doivent être maniées avec précaution et douceur ou, par fois, fermeté. Par fois, elles ne s’emboîtent pas, car notre regard ne se porte pas vers la bonne pièce.

Par fois, on est perdu, car tout semble similaire ; on reste sans solution et on a besoin qu’une couleur, une forme, ou que quelqu’un nous guide. Chacune de ces pièces comportent sa propre identité, sa propre image ; elle est unique. Pourtant, lorsqu’elles sont toutes assemblées, alors apparaît une resplendissante « oeuvre » qui est celle de notre coeur…

Anne K.

Jusqu’au bout de la liberté ?

En l’espace de quelques jours, deux Mamans ont décidé de prendre leur envol et sont parties de la Maison. Et, ce soir, je me souviens que nous devons penser au prochain bulletin et, pourquoi pas, à un article…

J’ai envie de réfléchir à ces départs, à l’accompagnement que nous proposons à ces jeunes femmes. Un accompagnement jusqu’au bout.
Jusqu’au bout ?

Je m’interroge. Une Maman que l’on dépose devant son nouvel appartement avec ses cartons sans pouvoir l’aider à emménager parce qu’elle ne le désire pas…
Jusqu’au bout ?

Je suis « frustrée », j’ai un sentiment de « non achevé ». Je voudrais laisser derrière moi une jeune femme et son enfant dans un nid douillet, cartons vides, lit fait, cadres aux murs, frigo plein… Mais, cette fois, je dois renoncer. Sommes-nous allées jusqu’au bout ?

Oui, je le crois, car la liberté des Mamans que nous accompagnons est plus importante et précieuse que l’idée que je me fais de leur bien-être et de leur bonheur. Mais, même en écrivant ces lignes, je ne peux m’empêcher de m’interroger encore… Vraiment, n’aurais-je pas dû insister, forcer l’entrée, faire du rangement… ? Et je serais repartie « satisfaite » et sûre qu’elle est bien installée, qu’elle va bien et qu’elle ne manque de rien.

J’avais imaginé un tas de choses, nous avions commencé à réfléchir ensemble à un projet.

D’ailleurs, je sais, moi, ce qui est le meilleur pour elle, la façon dont elle va pouvoir s’épanouir, ce qu’elle pourrait mettre en place dans sa vie et qui la rendrait heureuse.

Eh bien, non ! Elle guide elle-même sa barque, elle fait ses choix et prend ses responsabilités. Je me tiens « à côté », « avec », et c’est cette place que je dois garder. Je ne peux pas choisir à sa
place, « plaquer » mes désirs sur les siens, plaquer mon idée du bonheur sur sa vie. Chaque Maman que nous accompagnons est unique et a une unique vocation. Tout notre travail consiste à aider
cet épanouissement, mais on ne peut pas le forcer, je ne peux pas tirer sur la fleur pour qu’elle grandisse plus vite. Car peut-on grandir, s’épanouir, être heureux sans liberté ? Ma liberté, la liberté de chaque personne est un don que je n’ai pas le droit de m’approprier. Il me semble que la liberté est un mystère immense qui est toujours à apprendre et à apprivoiser et c’est peut- être même elle qui nous éduque et nous élève.

En accompagnant, je choisis d’accepter que les Mamans puissent tomber, apprendre de leurs erreurs, se relever, se remettre en route. Je choisis de ne pas marcher à leur place, de ne pas prendre leur place, ni trop de place. Mon accompagnement ne m’appartient pas. Mon travail à Magnificat est fait de joies, de doutes, de questionnements, de frustrations, de découvertes qui me déstabilisent parfois, mais me construisent et me font grandir encore.

Marie

Tout comme ses prédécesseurs Jean-Paul II et Benoît XVI, le Pape François demande que, chaque année,
des «Veillées pour la vie naissante» soient organisées dans les paroisses à l’occasion de l’entrée en Avent.
Nous reproduisons ci-dessous le texte de l’allocution que Mgr Thierry Scherrer, évêque de Laval,
prononcée lors de la Veillée pour la Vie organisée dans son diocèse le 30 novembre 2019.
Magnificat était représentée à cette veillée, ainsi qu’à celle qui s’est tenue à Tours.

Veillée pour la Vie

Nous entrons ce soir dans le temps de l’Avent qui nous fait reprendre cette invocation : « Le Seigneur vient. » Jésus vient : nous attendons sa venue dans la chair, ce sera à Noël ; nous attendons sa
venue dans la gloire, ce sera à la fin des temps. Et nous savons que, dans l’intervalle, Jésus ne cesse de venir. Jésus vient et, en même temps, c’est lui qui nous invite ce soir à venir à lui. Nous l’avons chanté au début de cette célébration : « Venez à moi, vous qui peinez sous le poids du fardeau. » Ce seront les paroles mêmes de Jésus dans l’Évangile que nous entendrons dans un instant.
Mettons-nous ce soir à l’écoute de la parole de Dieu et laissons-nous attirer par la puissance de son cœur plein d’amour.

Pour nous qui sommes mayennais, il me semble impossible d’entendre le « Venez à moi » de Jésus sans que retentissent en nous les mots de Marie à Pontmain : « Mais priez, mes enfants, mon Fils se laisse toucher. » Marie, nous le savons, n’attire jamais l’attention sur elle,
sa joie de mère et de conduire les hommes à son Fils. On pense à cette parole de Saint Louis-Marie Grignon de Montfort : « Quand nous disons Marie, elle nous crie : Jésus ! » Saint-Augustin, de son côté, faisait remarquer : « On ne vient pas à Jésus avec ses pieds, on vient à lui par la foi. » La foi touche Dieu réellement, totalement, parfaitement ; elle l’atteint en plein cœur. Et, la prière, justement, c’est la foi en acte ! Quand je prie, je touche Dieu par la foi, j’entre dans sa vie la plus intime, j’entre dans son cœur, son cœur de père plein d’amour. Et cet acte de foi m’illumine, me divinise, me transforme. C’est ce que nous redit inlassablement Marie à Pontmain.

Ce soir, nous sommes avec Jésus ces « tout-petits » qui viennent proclamer la louange du Père créateur et Maître de la vie, et lui confier toutes nos intentions personnelles et familiales. Notre
prière est gratuite, désintéressé, pleine de foi. Ce soir, nous ne prions pas d’abord pour réclamer des trucs au seigneur, pour lui demander de satisfaire à nos besoins matériels. Nous venons l’implorer en faveur de la vie, rien de moins que cela ! Nous sommes conscients en effet que la vie est un cadeau précieux, inestimable, qu’elle nous a été confiée par le Père (« Tout m’a été confié par le Père », dit Jésus) et qu’il nous faut déployer tous les moyens possibles pour la protéger contre tous les dangers qui la menacent aujourd’hui. C’est le sens de notre présence ici ce soir. « Quand deux ou trois sont réunis pour prier en mon nom, dit Jésus, je suis là au milieu d’eux. » Comme des « tout-petits», nous nous approchons de Jésus avec confiance, nous nous faisons mendiants de son amour et de sa vie.

Alors, oui, que chacune et chacun se sente accueilli. Jésus va se rendre présent dans le Saint-Sacrement. Il est, pour nous, ce soir, le Christ miséricordieux qui nous attire à lui par la puissance de son cœur plein d’amour ; il est le Jésus qui aime, qui guérit, qui pardonne, qui console. Quelle que soit notre situation, notre passé, notre histoire personnelle, allons vers Jésus qui se laisse toucher. Déposons à ses pieds le fardeau de nos vies, celui de nos soucis, de nos épreuves, de nos souffrances. Et demandons-lui cette grâce de savoir porter, nous aussi, le fardeau de nos frères et sœurs, d’être pour eux de bons samaritains.

Un grand merci aux tricoteuses !

À l’interlude de l’Huisserie, Magnificat a été reçu par tout un groupe de tricoteuses spécialisées dans des couvertures de carrés de laine, tant appréciées par les Mamans et leurs tout-petits.
Elles sont plusieurs femmes à se retrouver chaque semaine dans cette médiathèque, autour de Madame Guillou, afin de mettre leur talent au service de plusieurs bénéficiaires, dont Magnificat, mais également au service des prématurés de l’hôpital de Laval…

Un grand merci à chacune d’elle, pour leur temps, tout l’Amour qu’elles mettent dans chacune de leur maille, et le témoignage qu’elles apportent dans la gratuité de leur don et le partage d’expérience de Vie. Un temps passé à se faire plaisir ensemble, tout en sachant qu’à leur tour, leurs œuvres de toutes les couleurs donneront du peps, de la chaleur et du réconfort à ceux qui en bénéficieront…

Un grand merci mesdames !

Des visiteurs bretons

À Magnificat, il n’est pas rare de recevoir plusieurs personnes à la fois, venues apporter des dons, des vêtements, du matériel de puériculture, des lainages.

Il y a beaucoup de passage et ceci pour le plus grand plaisir d’une Maison bien vivante.

Nous avons ainsi pu recevoir tout un groupe de Rennes, ville dans laquelle Mme de La Foye est notre « ambassadrice » depuis longtemps. Nos visiteurs ont été ravis du temps partagé avec les Mamans et des échanges qu’ils ont pu avoir.

Nous les remercions pour leur visite et nous espérons que les idées échangées afin de faire connaître encore plus la Maison seront fructueuses.

Le portage ça s’apprend

Le portage, ce n’est pas de l’improvisation et des nœuds dans tous les sens… mais ça s’apprend ! Mme Isambert, infirmière à la retraite, a été formée pour le portage et l’allaitement et a pratiqué avec une grande joie cette « passion » qu’elle a tant aimé transmettre aux femmes qu’elle a accompagnées.
Mamie, maman et femme au grand cœur, elle est venue à Laval à la rencontre des Mamans de Magnificat pour leur présenter la joie du portage et tout le bienfait que le bébé en retire ! Lové ainsi, tout prêt du cœur de sa maman, rassuré en étant
toujours le visage tourné vers les yeux de celle qui le protège, le tout petit s’ouvre à ce qui l’entoure.

L’atelier sur l’allaitement a été un bon moment de concrétisation, car bientôt bébé sera là, les encouragements sont les bienvenus !

Violaine nous partage avec la BD qu’elle a dessinée ce bon moment passé avec Mme Isambert.

Vie de la Maison de Ligueil

J’ai vécu une grossesse magique !

Je suis ravie de vous annoncer la naissance de mon fils Eloi !

J’ai parcouru beaucoup de chemin depuis mon arrivée à la Maison, en mai 2019. À la base, j’habitais dans le nord de la France, j’étais en formation dans un métier de l’artisanat. J’ai appris que j’étais enceinte et le papa n’a pas voulu assumer l’enfant que je portais. J’avais une vie décousue, je faisais beaucoup la fête. On peut dire que j’avais depuis longtemps cette envie de prendre soin de moi, de me poser et ça restait au fond de ma tête.

J’ai décidé de me lancer, grâce à la Maison Magnificat, dans un programme intensif de remise sur pied ! J’ai arrêté de fumer, j’ai arrêté de boire et j’ai coupé contact avec les mauvaises fréquentations.

J’ai vécu une grossesse Magique, alors que ça partait très mal… J’étais en pleine forme jusqu’à l’accouchement. En neuf mois de présence à la Maison, je me suis reconstruite petit à petit et, aujourd’hui, je pense au départ que j’organise sereinement avec le soutien des éducatrices.

J’ai rapidement trouvé des occupations dans lesquelles je me suis épanouie, dans le jardinage. Pendant ma grossesse, j’ai travaillé bénévolement dans une exploitation agricole près de Ligueil. J’ai fait un stage chez une fleuriste.

M’étant arrêtée au niveau 1ère au Lycée, j’ai commencé une terminale professionnelle après quatre ans de déscolarisation. Je passe mon Bac en juin, que je travaille à la Maison, tout en m’occupant de mon fils ! Pour valider mon Bac, je vais faire deux stages très prochainement, un à la mairie de Ligueil et l’autre dans une autre exploitation agricole. J’ai également eu mon code, et je vais commencer la conduite.

Plus le temps passe à la Maison, plus je me redécouvre, je sens que j’ai le droit de rester moi-même sans être jugée. J’ai l’impression que je suis détendue, beaucoup plus qu’avant ! On échange beaucoup avec les autres Mamans, du coup, lorsqu’on s’interroge au sujet de notre bébé, ou qu’on a des peurs, on peut en parler aux Mamans qui nous rassurent, Eloi est le plus petit de la Maison, les autres Mamans sont déjà passées par les phases que je vis en ce moment.

J’ai une grande confiance dans les éducatrices et ça fait du bien de se reposer sur quelqu’un. Je me sens de plus en plus prête pour le départ avec mon bébé !

Jolanda et Eloi

Prendre le temps pour se construire

Cela va faire maintenant un an que je suis en stage d’éducatrice spécialisée à la Maison Magnificat. Nous partageons la vie quotidienne de chacune des femmes accueillies. À Magnificat, j’ai appris à prendre le temps. Nous utilisons celui- ci pour être au plus près d’elles en les laissant évoluer à leur rythme. Cette spécificité m’a déstabilisée dans un premier temps mais, dans un second, elle m’a surtout permis de faire pleinement confiance aux capacités de chacune de ces femmes, et de les accompagner dans leur projet. Je n’étais plus l’éducatrice qui propose des projets pour les combler absolument, mais celle qui marche à côté d’elles. C’est à ce moment-là que j’ai senti une réelle différence avec mes autres stages.

Avant, j’avais l’impression qu’on nous demandait souvent d’être dans du rendement, du résultat sans toujours garder le souci d’un accompagnement de qualité, ce qui commençait à me faire perdre espoir dans ce métier. Mais, à Magnificat, j’ai vu qu’il était possible de faire autrement et que, surtout, il existait des lieux qui permettaient de travailler avec des valeurs plus humaines.

Il faut du temps pour nous aussi, pour s’inscrire dans la Maison. J’ai alors pu expérimenter cet équilibre entre laisser les Mamans libres de leur rythme et susciter leur envie d’avancer. Cette méthode non directive est l’approche centrée sur la personne de Carl Rogers ; il disait : « L’approche centrée sur la personne fait confiance à l’élan vital qui conduit l’homme vers un développement plus complexe et plus complet. Elle se donne pour but de libérer cet élan vital. » Ce stage a été un réel déclic pour moi, j’ai pris conscience de l’importance du temps et de la construction de l’identité.

À Magnificat, on prend le temps d’expérimenter pour trouver son chemin. Ainsi, j’ai pu voir cheminer les Mamans, et les voir grandir et prendre confiance en elles au fur et mesure de leurs
expériences, à travers la cuisine, l’agriculture, la reprise d’études…
Ce chemin est possible grâce à leur déclic intérieur et à la sécurité qu’elles trouvent à la Maison Magnificat. Cet accompagnement est possible grâce à une équipe qui instaure un climat bienveillant auprès des Mamans, mais aussi entre éducatrices. Chaque accompagnement est pensé. J’ai été heureuse d’avoir partagé cette expérience avec l’équipe. J’ai vu à travers elle une solidarité et une complémentarité.

Je remercie sincèrement Magnificat de m’avoir accueillie pendant un an et de m’avoir redonné espoir dans l’accompagnement social. Maintenant, je sais qu’on peut faire autrement.

Léa Bléteau

Dans le coeur des femmes

Nous sommes mardi. Le rendez-vous a été pris dans l’après-midi avec Anna, une Maman qui emménage dans son logement dans quelques semaines.

Hop ! Nous montons dans la voiture pour nous évader quelques heures et arpenter les chemins de la Touraine… vers Chinon.

Nous rencontrons là-bas Laurence, elle nous accueille dans un local : le local « du Cœur des femmes » ! Elles sont en tout sept à avoir créé cette association. Laurence, Shirley, Julie,
Bérengère, Karine, Stéphanie et Carine, collectent, réparent, remettent en état, peignent et redonnent une nouvelle vie à des meubles en tout genre. Armoires, lit, berceaux, chaises hautes, tables, chaises… sont destinés aux Mamans accueillies dans nos Maisons !

Anna, ce mardi, quitte Laurence avec joie ! Elle sait qu’elle pourra compter sur une armoire, toute repeinte aux couleurs actuelles, assortie à une table basse et un buffet, elle pourra compter aussi sur une chambre complète pour son petit garçon !

Arije, qui vient d’emménager dans son appartement, a bénéficié d’une chambre à coucher complète, de deux commodes et d’une armoire pour la chambre de sa petite fille… Nous les remercions toutes les sept pour leurs dons si précieux !

Si vous avez des meubles qui vous encombrent, pensez à elles !

Aurore Métivier

Association Le Coeur des femmes – 52, rue Descartes, 37 500 Chinon
lecoeurdesfemmeschinon@gmail.com

Départ de Marine

Marine CavalierMarine Cavalier, directrice de la Maison de Ligueil, a choisi de mettre fin à ses fonctions au début de cette année 2020.

L’Association Magnificat – Accueillir la Vie la remercie vivement pour tous les services qu’elle a rendus à ce poste pendant plus de six ans.
Nous lui souhaitons de retrouver bientôt une mission conforme à ses vœux.

Isaure d’Allard, précédemment responsable pédagogique du Master 2 en management social et humanitaire à l’IRCOM d’Angers, assure
actuellement la responsabilité de la Maison de Ligueil.

Nous lui souhaitons la bienvenue.

Solange Pénicaut pour le Conseil d’Administration

Un grand MERCI à une belle personne, bienveillante et toujours disponible.
Eh oui Marine, MERCI pour toutes ces années passées à tes côtés.
Tu m’as permis d’évoluer tout au long de ces années.
Je te souhaite le meilleur pour la suite.

Catherine

Asso active

Bien chers donateurs,

En ce début d’année, je tiens à remercier du fond du cœur toutes les personnes qui nous ont prouvé leur attachement par leurs dons, de toute nature. En effet, vous avez été nombreux à répondre par votre générosité fidèle à notre dernier appel dans le bulletin de Noël. Quel beau cadeau pour tous ces bébés qui grandissent et s’épanouissent jour après jour dans nos Maisons !

À présent, pour aborder sereinement cette nouvelle année, il nous faut envisager l’avenir ! Cette année, le Carême revêt un caractère particulier au regard des événements douloureux dont souffre notre pays ; c’est pourquoi nous pouvons au moins nous engager résolument à vivre les trois piliers du Carême : la prière, le jeûne et l’aumône.
Aimer la Vie et la défendre en toutes circonstances est pour nous un engagement absolu.

Grâce à vous, de nouveaux donateurs nous ont rejoints
et nous leur souhaitons la bienvenue !
Nous comptons encore sur votre implication dans de nombreuses
manifestations de Carême (ventes de charité, bol de riz…)
pour éveiller les consciences à la beauté de notre oeuvre et prendre
ainsi part au respect de la Vie, envers et contre tout.

À ce propos, nous remercions tout particulièrement le séminaire d’Ars, qui a choisi de nous soutenir financièrement en programmant une soirée de présentation de Magnificat, nous permettant ainsi d’être mieux connu dans cette région.

Nous remercions également toutes les paroisses et les communautés qui nous soutiennent, fidèlement, à chaque Carême.

Je vous souhaite une belle route vers Pâques, vers Celui qui est le Chemin, la Vérité et la Vie.

Anne-Claire Gotte