Nos témoignages

Je suis venue ici... Le 10 déc. 2011

« Je suis venue ici… Tout d'abord pour me poser, pouvoir réfléchir tranquillement, sereinement, être entourée, avancer, construire mon futur, qui, jusqu'à présent, était incertain.

Mais avec l'arrivée d'un bébé, impossible de rester dans la situation où j'étais auparavant ; obligation d'entamer certaines démarches, envie d'en achever d'autre (permis b), volonté d'acquérir une certaine indépendance (logement), je n'ai jamais connu tout cela… besoin de personnes compétentes autour de moi, besoin d'aide, besoin de conseils pour devenir, je l'espère, une très bonne maman, qui sera capable d'assurer le futur de son enfant, avec ou sans l'entière présence du père. J'ai aussi besoin de me trouver professionnellement et d'être aiguillée.

Avant d'arriver ici, j'étais quand-même assez angoissée, maintenant ça va déjà mieux et pour cela un grand merci !

Dans l'espoir que nous pourrons faire de grandes choses ensemble, je remercie toute l'équipe.

Bisous

Mélissa »

Regonflée d'espérance et de joie... Le 14 juin 2011

« Bonjour,
Je me présente, je suis une fille de 26 ans qui aime beaucoup les enfants. Pourtant, je suis tombée enceinte à un mauvais moment et dans un mauvais endroit. J'ai commencé à paniquer, mais la seule chose dont j'étais sûre était que je ne voulais pas avorter.
J'ai en effet déjà eu trois grossesses. J'ai eu recours à l'avortement pour les deux premières et ma troisième grossesse, que je voulais mener à terme, s'est terminée par une fausse-couche.
Mon plus grand rêve est d'être maman, ayant déjà 26 ans, je savais que j'étais assez mature pour accueillir ce bébé. De plus, l'avortement n'est pas un acte anodin, c'est une vie qui est en nous et qui souffre.

Malheureusement, je n'ai pas eu le soutien du père. Ma famille était à mes côtés, mais n'avait pas les moyens de m'aider. Et j'ai eu trop de jugements de la part de ceux que je croyais être des amis. J'avais quand même le soutien de deux copines, elles-mêmes enceintes, ce qui m'a encouragé à trouver coûte que coûte une autre solution. Je n'ai donc pas baissé les bras, car je savais que je pourrai trouver une solution.

BINGO ! J'ai trouvé une solution. Je croyais déjà en Dieu, mais c'est là que j'ai vu qu'Il existe vraiment et qu'Il ne nous abandonne pas dans les moments les plus difficiles de notre vie. J'ai trouvé la solution grâce à internet, et non pas grâce aux personnes autour de moi.
J'ai de suite été regonflée d'espérance et de joie lorsque je suis tombée sur un site d'écoute. J'ai laissé ma demande d'aide et une très gentille dame m'a recontactée pour me proposer une solution : c'était la Maison Magnificat.

J'ai d'abord reparlé avec ma mère et le père du bébé, malgré sa mauvaise réaction de départ. Je voulais voir s'ils avaient une autre solution à me proposer, car avant de se lancer dans une telle aventure, il vaut mieux y réfléchir à deux fois.
Mais ça n'a rien changé, même s'ils étaient tristes de mon départ, ils n'avaient pas les moyens de m'héberger moi et mon bébé. La Maison Magnificat était donc pour moi la meilleure solution.

J'ai eu un peu peur au début, mais je me suis quand même jetée à l'eau car je n'avais pas trop de choix.

Ici, j'ai retrouvé l'espérance, le soutien, la tranquillité, la joie… la Vie !
C'est tout ce que je voulais et c'est tout ce que je demandais à Dieu.

La suite au prochain numéro…

Celmira »
 

Aujourd'hui je suis heureuse, car ma fille va bien, elle est toute ma vie ! Le 26 oct. 2010

" En partant de chez moi, j'étais à 4 mois et demi de grossesse. Je voulais avorter pour la cacher à mes parents.

Avant de connaître Magnificat, j'ai été accueillie chez des connaissances. Une dame qui travaille au planning familial m'a aidé à faire plusieurs demandes dans des foyers maternels, mais aucun ne m'acceptait car j'étais encore mineure. Elle connaissait Magnificat.

Le jour de mes 18 ans, nous avons appelé  à la Maison Magnificat, je suis tombée sur Aurore, à qui j'ai raconté mes soucis, mes inquiétudes, je lui ai dit que je ne savais pas où aller, car je voulais garder mon enfant. Elle m'a dit de patienter, elle allait parler de ma situation à ses collègues. Elle m'a rappelé 10 minutes plus tard pour me dire que ma demande était acceptée… J'étais émue.

Je suis arrivée à Magnificat à 5 mois de grossesse mais j'ai accouché à 6 mois et demi d'une petite Aïcha, qui pesait 1 kg 244. Elle est restée en couveuse pendant 2 mois et une semaine à l'hôpital des enfants à Tours.

Aujourd'hui je suis heureuse, car ma fille va bien, elle est toute ma vie.

J'ai décidé de prendre toute mon indépendance à 18 ans, c'est-à-dire d'avoir un logement enfin à moi et en septembre je vais reprendre mes études en Bac pro services/accueil pour exercer le métier que je souhaite faire.

Je peux dire que je suis fière de moi !

Un grand merci à Monique et à toutes les éducatrices, et surtout à ma deuxième maman, Catherine ! Merci aussi à toutes les mamans, que je considère comme mes grandes sœurs, de m'avoir soutenue dans mes moments de peine et de tristesse !

Je vous aime !"

"La vie me sourit..." Le 03 juin 2010

"J'ai connu la Maison Magnificat bien avant d'être enceinte de ma fille. La Maison m'avait été présentée par une dame, qui s'appelle Marie, lors d'une première grossesse, d'un enfant que j'ai perdu à un mois et demi.

J'ai retrouvé les coordonnées de la Maison lorsque que j'ai appris une nouvelle grossesse, sur internet, avec l'aide de ma référente du foyer de jeunes travailleurs, où j'étais hébergée.

J'ai pu visiter la Maison un week-end, j'ai du faire des efforts pour m'adapter au début, les éducatrices m'ont beaucoup aidé et soutenu.

Ma fille Lilya est née ; le 21 janvier 2010 à 8h20 le matin, elle faisait 48 cm et pesait 3,600 kg. C'était un très beau bébé, j'étais aux anges. Elle a changé ma vie.

Depuis, c'est que du bonheur, je ne vois que du bien autour de moi, la vie me sourit. Aujourd'hui je crois que c'est la plus belle chose qui me soit arrivée.

Loveline »

NDLR : Loveline vient de signer un bail, pour un appartement en plein centre-ville de Tours. Beaucoup de projets sont aussi en cours pour son avenir professionnel.

Aujourd'hui, c'est une nouvelle Marianne qui écrit, une jeune femme reconstruite, consolidée... Le 02 sept. 2009

Je m'appelle Marianne, j'ai 22 ans, je suis originaire de la Martinique.

Suite à la rupture avec le père de mon bébé, et ne sachant pas où aller, j'ai recherché sur Internet un hébergement. Les choix étaient multiples mais ne répondaient pas à l'urgence de mon état mental. Je suis donc tombée sur cette structure, Magnificat, qui n'avait pas l'air d'un foyer social, où l'ambiance et la qualité de vie ressemblait à une VIE DE FAMILLE.

Je me suis empressée d'appeler et je suis tombée sur la Directrice, Monique Bourdais, qui a su m'écouter et entendre ma détresse, qui m'a dit devoir discuter de mon problème avec son équipe d'éducatrices.

Quelques temps après, nous avons repris contact et tout s'est fait très vite, j'ai été accueillie très chaleureusement par toute l'équipe de la Maison Magnificat.

Ça n'a pas été de la tarte, moi à fleur de peau, caractère de cochon, détruite, en fin de compte ne faisant pas vraiment confiance à tout ce monde, malgré tout inconnu.

Après de nombreux cris mêlés de pleurs, j'ai fini par comprendre que tout ce monde était comme une famille, qui ne me voulait que du bien, qui pouvait me donner non seulement le secret de la réussite, de par leur expérience, mais aussi le réconfort, cette épaule que je recherchais, au fond de moi.

Aujourd'hui, c'est une nouvelle Marianne qui écrit, une jeune femme reconstruite, consolidée, pleine de projets, une future maman s'épanouissant dans sa grossesse, prête à affronter une nouvelle vie, en sachant qu'elle ne sera plus jamais seule, qu'elle a une famille de cœur à présent : « MAGNIFICAT ».

... j'ai réussi à dépasser mes peurs, à croire en l'avenir et à vouloir changer le présent. Le 04 juin 2009

Je pense qu'à un certain moment de l'égarement, on ne voit plus que les choses peuvent changer, on s'habitue à une vie où les problèmes s'accumulent, sans plus chercher à les régler.

Quand j'ai appris ma grossesse, j'étais sans emploi, avec quelqu'un avec qui je restais plus par peur de la solitude que par choix et je commençais à m'enfoncer financièrement.

Mon premier réflexe a été de vouloir garder cet enfant qui arrivait pourtant « plutôt mal ».

Je me suis renseignée sur les démarches à effectuer et ce qu'il fallait mettre en place pour la venue d'un enfant. Très vite, j'ai été débordée : le père qui n'en voulait pas, le métier à trouver, l'angoisse de l'avenir…

J'étais à bout de nerfs et à court d'espoir lorsqu'une amie m'a parlé de Magnificat. Très vite, je suis allée voir et j'ai senti que c'était la solution.


Petit à petit, grâce à l'écoute, à la disponibilité et à l'amour, j'ai réussi à dépasser mes peurs, à croire en l'avenir et à vouloir changer le présent. L'encadrement  des mamans m'a permis de grandir et de réaliser des choses que je ne comprenais pas.


Le soutien que j'ai reçu m'a permis d'accueillir mon bébé tant du côté financier et matériel, que d'un point de vue maternel. Le moral est revenu, je me sentais bien entourée à la Maison et prête à assurer mon nouveau rôle de mère.


Sur le plan du logement et du travail, Magnificat m'a donné les clés pour mener à bien mes projets et construire du solide.

Ma petite fille naîtra dans l'été et je pourrai lui dire merci pour tout ce qu'elle a déjà changé dans ma vie !

Carole